Sortie du single Goodbye aujourd'hui - écoutez-le partout

La seule chanson qui résiste à l'épreuve du vent.

Hello you,

S’il est des météos qui m’inspirent, c’est bien celle qui s’est abattue sur une grande partie de la France hier : le vent et les nuages qui défilent à la vitesse d’un cheval au triple galop.

La chanson sortie cette nuit, Goodbye, ne parle pas de cela. Et lorsque mon père est mort le 14 août 2023, ce n’était pas la saison des tempêtes. A Lyon, on rasait les murs pour s’abriter d’un soleil écrasant. Quelques jours plus tard, à Belle-Ile, en composant cette chanson, je n’étais pas non plus emmerdé par la tempête, mais par les heures à attendre que le soleil veuille bien arrêter de nous agresser. C’est dans cette attente qu’a surgi cette fulgurance (et aussi Better to be Alive ainsi qu’une autre chanson à paraître) : 45 minutes pour 3 chansons exutoires.

Moi, je ne pense pas avoir composé tout seul ces chansons. J’ai reçu de l’aide de tout un cortège de prédécesseurs, au premier rang desquels l’Old Man qu’était mon père et que je fais parler dans ce morceau.

Putain mais écoutez-moi cette chanson, bordel :

Désolé j’ai juré. Mais parfois, la colère remonte à la simple pensée qu’on puisse juste mourir. C’est tellement con, la mort. Vraiment c’est d’une infinie débilité. Comme disait récemment un humoriste : la mort, c’est de gauche. On est tous égaux devant la mort. J’veux dire : John Lennon est mort comme moi je vais mourir (pas par balle, rassurez-vous, enfin j’en sais rien en fait !). On aura certes pas eu la même carrière artistique, mais on mourra pareil. Encéphalogramme plat quoi.

Peut-on parler avec les morts ? Peuvent-ils parler avec nous ? J’en sais rien.

Peut-on faire parler les morts ? Y en a bien qui font parler Jaurès, Napoléon, Jésus,… pour servir leurs propos. Les pauvres. Moi, je fais pas parler mon père. A part sur cette chanson. En vrai, j’ai essayé de me mettre dans la peau de l’homme que j’avais face à moi dans ce service de soins palliatifs à Léon Bérard. Face à sa détresse, à sa sagesse, à sa confiance et à sa fébrilité. Et tous ces sentiments, je les ai mis dans cette chanson. J’en ai depuis écrit d’autres sur le même sujet qui me hante légèrement, parce que voilà, on y sera tous et toutes confrontés, et j’ai envie de

5 Horses - Folk songs, with ❤️

Par Marc Verwaerde

Je m'appelle Marc Verwaerde, j'écris des chansons pop et folk en anglais, et c’est le sujet principal que j’aborde dans cette newsletter.

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