Si vous avez cinq minutes
Si vous disposez de 5 minutes devant vous pour lire cet article, n’hésitez pas à cliquer ici :
https://open.spotify.com/playlist/7d8bionBhwZEk3dd2eROMI?si=39f32c44d1424e64
Ca va lancer une playlist musicale qui vous servira de fond sonore explicatif de mon propos.
Je commence donc par un petit liminaire pour vous dire que le texte ci-dessous n’a aucune valeur encyclopédique, et que la vérité de la création musicale revêt probablement autant de facettes qu’il existe de recettes de soupe de légumes dans le monde.
Mais, parce que c’est une question qui me revient souvent, voici une réponse qui aura probablement un écho certain chez les curieux.
Je commence par les paroles, dans 95% des cas
Rigolo, j’écris ce texte après avoir visionné une répétition des Beatles lors des sessions pour l’album Let it Be. On y voit Paul McCartney jouant toute sa mélodie et fredonnant un air en yaourt, totalement décomplexé. C’est intéressant parce que, chez moi, les mélodies prennent rarement forme sans un propos à défendre mais je peux totalement comprendre que l’on fasse l’inverse : finalement, la couleur de la mélodie donnera matière au propos. Let it Be est une chanson spirituelle dans sa mélodie, Paul McCartney avait déjà cette phrase “Let it Be”, et a ensuite ajouté le reste des paroles (qui se mélangent entre elles, d’ailleurs, comme si elles avaient peu d’importance, finalement, dans le propos global).
On dit de la pop que les paroles comptent peu. Celles de John Lennon ou d’Elton John font-elles figure d’exception ? J’ai des contre-exemples à la pelle à fournir à ceux qui catégoriseraient la pop ainsi.
Ceci étant dit, et parce que je commence par écrire les paroles de mes chansons avant toute autre chose, je me classifie souvent volontiers dans le registre des songwriters (des compositeurs de chanson), bien que mes textes tiennent peu tête aux plus grands (je pense à Dylan, notamment). Mais tout le monde n’obtient pas le prix Nobel de littérature.
Ces paroles surgissent en un éclair. Elles sont souvent lovées au creux de mon plexus solaire, m’étouffant, ou dans l’agilité de mon poignet gauche, me démangeant. Il faut qu’elles sortent. C’est une question vitale.
Sous mes yeux, j’écris des paroles qui ne m’appartiennent pas totalement. Vient ensuite l’heure de les mettre en musique.
La musique, la musiqueuh
Les mots sont musique. Les syllabes sonnent entre elles, créant des mélodies. Ne voyez-vous pas ? N’entendez-vous pas ? Probablement pas.
Quand j’écris, la musique est déjà là. Et, parfois, certains textes ne contiennent aucune musique immédiate, et atterrissent directement dans ma corbeille à papier. Je me prête à penser qu’ils n’avaient pas leur place dans ce monde.
Mais si chaque phrase a sa musicalité, comment expliquer qu’un “I Love You” soit une mélodie chez les Beatles et une autre chez les Rolling Stones ?
C’est là qu’entre en jeu l’intuition. Ou plutôt, l’expérience. Car l’intuition est la somme d’expériences accumulées au fil des années. Concernant la musique, c’est plus de 35 années. De quoi faire pâlir un recruteur (ha ha ha rire jaune : il est des compétences plus bankable que d’autres).
Au long de mes années de vie, je me suis forgé une oreille musicale pointue. Même si je dérive parfois du côté de la musique brésilienne ou autres, la plupart des musiques que j’écoute ont des points très communs, dont les racines prennent pied chez les Beatles d’un côté de l’Atlantique, et chez Neil Young de l’autre. Chez ces artistes, les mélodies s’empruntent chez les uns et chez les autres, sans jamais trop se ressembler, pour que chaque morceau soit l’unique reflet de l’émotion du moment de l’artiste en question.
Alors voilà, les mots prennent vie sur le papier, parce que, niché dans un coin de mon cerveau, se logent des milliers de mélodies différentes entremêlées, et qui se bousculent jusqu’à rencontrer une guitare, un accord particulier, et c’est ainsi qu’une chanson naît (chez moi, dans 90% des cas).
Et c’est pour cette raison-là que le lien ci-dessus a été créé
J’ai créé une playlist Spotify qui vous permet d’avoir un aperçu des chansons que j’écoute ou que j’ai écoutées et qui ont probablement nourri la musique (et peut-être les paroles ? qui sait ?) de mon dernier single “The Healing Has Begun”.
Allez, pour vous simplifier la vie, si vous avez la flemme de remonter au tout début de ce texte, voici le lien vers la playlist Spotify en question :
https://open.spotify.com/playlist/7d8bionBhwZEk3dd2eROMI?si=39f32c44d1424e64
Bonne écoute !
A bientôt
Marc
