Je ne bois plus de jus d’orange “com maracuja”(1) en écrivant ces lignes, car voici 5 jours que mon avion de ligne émettant beaucoup de CO2 en provenance de Sao Paulo a atterri à Roissy.
Dans mes bagages, je ne ramène rien que les souvenirs intangibles d’un séjour de retrouvailles avec un pays qui non seulement mérite d’être connu, mais surtout qu’on y séjourne longuement pour bien le saisir. Le Brésil, c’est avant tout un peuple, les Brésiliens, tous d’une gentillesse exceptionnelle (évidemment j’ai rencontré quelques - rares - exceptions à la règle pendant ce court séjour, ils arboraient souvent fièrement une montre à plus de 5 ans de salaire minimum brésilien, n’y voyez aucun raccourci, mais bon quand même). Quand le clou du spectacle d’un pays se révèle être son peuple, il est évident qu’une longue immersion (je vous en parlais précédemment) permet de saisir mieux le concept de “saudade” - mélange de joyeuse nostalgie mélancolique, qu’on peut souvent arroser de caipirinha en suçant les citrons à la fin, ça aide. Retrouvez à la fin de cette newsletter et en bonus, la recette de la meilleure caipirinha du monde (il faut que je vende ma sauce, le business musical tarde à remplir les caisses de mon compte en banque).
Les actualités sont plus “Breizh” que “Brésil”, en l’occurrence
Vous croyez que je ne sais pas pourquoi je vous écris, hein ? Mais si ! J’ai de l’actu à partager, moi, et il s’avère qu’il est beaucoup plus probable que vous puissiez être intéressés par celle-ci que par mon voyage au Brésil (même si en vrai, dans quelques années, ma page Wikipedia (2) relatera probablement plus mes liens avec le Brésil qu’avec la Bretagne, mais ça c’est pour dans longtemps, passons au moment présent, “now, maintenant”).
Ceci étant dit, permettez-moi quelque digression supplémentaire pour vous dire que le concert avec le groupe réuni au complet fut une révélation pour moi : jouer mes chansons sur scène “comme sur l’album” fut une claque. Entendre les WOW à la fin de chaque chanson, comme je n’avais jamais pu entendre ça en les défendant en solo, me fait penser qu’il faut absolument que je monte une formation musicale française pour que le projet en live puisse se faire l’écho réel de ma “vision” musicale. Et, promis, on est en train de bosser sur une (des) vidéo(s) de ce live d’anthologie.
Je pars en tournée, oh yeah
Mais voilà le clou du spectacle, le pourquoi de cette newsletter. Cette tournée à l’Ouest que je co-organise avec Karen Lano et toute sa troupe, du mercredi 31 mai au dimanche 4 juin.
Si vous êtes dans le coin, passez, sinon, faites passer !
Cela fait 6 mois qu’avec Olivier Le Gall (le partenaire de Karen) nous organisons cette tournée dans les contrées bretonnes et normandes de notre si beau pays. J’ai hâte de pouvoir venir à votre rencontre avec un set solo acoustique que je maîtrise parfaitement et que j’adore performer !
Le rêve de ma vie : prendre la route, chanter tous les soirs, dormir avec des étoiles plein les yeux et recommencer le lendemain. Il prend forme dès le 31 mai, et j’espère que ce sera le début d’une belle aventure.
J’ai besoin de votre aide
Ce titre est un peu galvaudé. A chaque fois que je lis ça dans une communication marketing, je me dis “attention, coup fourré en vue”. Mais l’écrit ici est réel. Vous pouvez vraiment m’aider. Vous connaissez probablement des gens qui habitent près des lieux que nous allons fréquenter pour notre tournée : Brest, Plouharnel (c’est Auray, Lorient, en gros), Rennes, Vicq sur Mer (Cherbourg !), Villerville (Deauville, Honfleur !).
Si vous pouvez faire tourner ce message à vos amis, ça serait super cool.
Je vous remercie d’avance et vous souhaite une très très belle semaine de mai.
La meilleure caipirinha du monde
Les ingrédients pour une caipirinha
1 citron vert bien lisse (s’il est lisse c’est qu’il est gorgé de jus, et qu’il n’a pas encore “vieilli”). Préférez les citrons verts du Brésil, ils sont vraiment plus juteux.
1 cuillère à soupe de sucre le plus fin possible (il existe de l’extra-fin, mais sinon le sucre blanc normal fonctionne. En tous cas la cassonade et autres débilités de barman qui n’y connaît rien au Brésil sont à proscrire)
De la cachaça
Des glaçons pas pilés
Evidemment, il ne faut ni menthe, ni Perrier, ni autre chose qui pourrait laisser penser que vous confondez le portugais et l’espagnol, le cubain et le brésilien… ça me fâcherait beaucoup.
Bien sûr, vous pouvez mettre un autre fruit que le citron vert. Moi j’aime bien mélanger citron vert et fruit de la passion. Pour les autres goûts je suis moins fan, parce que c’est l’acidité du fruit qui donne sa saveur au cocktail.
ETAPES
Couper le citron en 4 et le mettre au fond d’un verre à cocktail (taille type verre à whisky quoi)
Mettre une cuillère bombée à soupe de sucre
Piler avec un pilon, et si vous en avez pas, bah bon courage avec ce qui vous tombe sous la main. J’ai réussi avec le manche d’une cuillère à bois, ou en “pré-pressant” les citrons, et en vrai ça marche très bien.
Mélanger avec une petite cuillère
Rajouter les glaçons jusqu’à rabord du verre
Ajouter la cachaça à discrétion (moi en gros je remplis le verre à moitié, avec les glaçons ça doit faire pas loin de 5 cl, mais j’en sais rien)
Touiller avec une petite cuillère et continuer en faisant 1-2-3 autres caipirinhas, parce qu’évidemment ce cocktail ne se boit pas tout seul.
Laissez les gens touiller avec leur petite cuillère. Observez aussi que “quand y en a plus”, les regards se tournent frénétiquement vers le fond du verre, chacun essayant de récupérer du “jus de citron”. Les plus courageux iront piocher les morceaux de citron pour sucer la dernière goutte. Oui, une caipi réussie se “sauce”.
Je vous fais des bisous
(1) : fruit de la passion en tupi-guarani (du coup en portugais)
(2) : je vous ai bien eu !
